La vie biologique du sol est le premier pilier de sa fertilité. Nous explorons sous les légumes, les petits fruits et les arbres, les techniques de sols vivants.
Structurer son sol grâce au biochar (2021)
Dans le cadre du travail sur le maraîchage sur sols vivants entamés par les paysans du CIVAM, Nico Guibert (Les Bottes à Nico) nous recevait sur sa parcelle de maraîchage de 500m2 et sur le verger agroforestier en préparation pour une journée d'échange autour de la fabrication et de l'utilisation du biochar dans les sols cultivés. Le biochar est une technique inspirée de la terra preta d'Amazonie (technique de carbonisation de la biomasse qui permettait de régénérer les sols) qui consiste en l'application de charbon végétal issu de la pyrolyse de biomasse. La porosité des résidus de bois chargés en carbone est particulièrement appréciée pour les sols pauvres et acides : elle permet d'accentuer le stockage de l'eau alors que la charge négative permet la rétention des éléments nutritifs recherchés. Lorsque l'on auto-produit son biochar, la technique permet de réutiliser la biomasse disponible sur la ferme : compost, bois morts et pourris (et notamment résineux), fumier, etc. Le biochar sera alors adapté au biotope. Il est possible de la fabriquer dans un four auto-construit à partir de bidons de 200 et 60L et de réaliser la combustion soi-même en 3 heures.
Transition vers le maraîchage sur sols vivants en mécanisation légère (2021)
Stéphanie Nguyen et Cédric Deguillaume (Ferme de la Monédière) sont installés depuis plus de 10 ans sur la ferme familiale diversifiée à Chaumeil (19) : troupeau ovin viande conduit en en pastoralisme, production et transformation de myrtilles sauvages, production de légumes d'été et d'automne vendus en frais et transformés en conserve, accueil à la ferme. Le 22 avril 2021, ils ont reçu les paysans du groupe SAEL (Systèmes Agroécologiques en Limousin) pour une journée d'échange autour de la transition de l'atelier maraîchage de la conduite en traction animale vers le maraîchage sur sols vivants conduit avec une mécanisation légère. Les planches de cultures installées mises en place sur un sol drainant et froid (altitude) ont été repensé pour être couvertes toute l'année afin de construire de la porosité dans le sol et apporter des nutriments. Les couvertures se font avec les ressources locales : foin, fumier pailleux, fougères aigles, broyats, compost de plateforme. L'utilisation de la bâche permet de réchauffer le sol plus en amont dans la saison. La fauche, le ramassage et l'épandage se font au moyens d'outils mécanisés achetés en seconde main. Les productions et rotations sont construites pour transformer en seconde moitié de l'année et coller au calendrier de travail sur la ferme. Cédric et Stéphanie ont également partagé leurs partis pris sur la valorisation de la production légumière par la transformation en conserve, l'organisation du travail sur la ferme, ainsi que la communication nécessaire à la rentabilité des productions de la ferme.
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L’adhésion à l’association SAEL pour l’année en cours est demandée. Nous vous demandons également de participer aux frais pédagogiques via le fond VIVEA (agriculteurs et PPP) ou via un prix conscient de minimum 20€ par journée.
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